Nationalisation des entreprises Européenne

Companies Pour une décolonisation économique et culturelle de la Côte d’Ivoire, janvier 2003

(…) Enfin, pour un redressement économique, il faut que le Gouvernement ivoirien nationalise, sans dédommagement, tous les biens appartenant à des groupes ou individus français.

Non seulement, la Côte d’Ivoire n’a pas à dédommager la France, mais, c’est la France qui a une dette énorme, car la valeur des ressources et matières premières pillées durant la colonisation dépasse largement la valeur des biens saisissables actuellement.

Il faut, en même temps, que le Gouvernement ivoirien décide, unilatéralement, de ne jamais rembourser les dettes qu’il pourrait avoir face à la France. Ceci pour les mêmes raisons. Si l’on additionnait la valeur de tous les biens pillés à travers l’histoire en Côte d’Ivoire, on s’apercevrait que c’est la France qui doit des sommes énormes au peuple ivoirien.

La vraie décolonisation reste à faire ; la preuve, c’est que la France envoie ses troupes pour imposer ses volontés à la première excuse. Les décolonisations culturelles et économiques passent par l’abandon du français et la nationalisation sans contrepartie des avoirs français. Les émigrés africains ont été assez longtemps victimes de l’exploitation en France et se sont entendu dire trop souvent: «la France aux Français»...

Il est temps qu’ils répondent : «L’Afrique aux Africains» !

Propos tenus à Accra (Ghana) en décembre 2004

(…) Ils savent ce que c’est que la dette ici. Vous avez entendu le nombre tout à l’heure, 40 millions de dollars, je ne sais plus combien, de mémo, juste des intérêts, ce ne sont pas les remboursements. On ne peut pas rembourser les intérêts sur la dette des pays en voie de développement.

Ce qu’ils appellent des pays en voie de développement, que moi j’appelle pays en voie de sous-développement, parce qu’on fait tout ce qu’on peut pour qu’ils restent et qu’ils soient de plus en plus sous-développés. Pays en voie de sous-développement:la dette, c’est quoi cette dette?

Moi, je voudrais qu’on additionne le prix des êtres humains qu’on a enlevés de l’Afrique pour envoyer en esclavage là-bas. Le prix, le coût, la quantité d’argent que ces gens qui ont travaillé comme des bêtes, comme des animaux, a rapporté aux économies européennes, puis américaines.

Si on additionne cela, plus les matières premières qui ont été pillées en Afrique, parce qu’il y en a eu des pillages (toutes les ressources, toutes les matières continuent d’être pillées), si on additionne tout ça, je suis désolé, ce ne sont pas les pays africains qui ont une dette envers les pays développés. Ce sont les pays développés qui n’ont pas fini de payer la dette qu’ils ont.

Mais ça, personne ne le dit ; ils ont une dette. On vous prête des sous. Non, non, non. Il faudrait que les gouvernants africains arrêtent de dire « prêtez-nous ». Il faut leur dire « remboursez-nous » et non pas prêteznous.

La Banque Mondiale, elle ne doit pas prêter aux peuples africains, elle doit rembourser parce que jamais la comptabilité n’a été faite ; il faut la faire, personne ne la fait. Je suis désolé, j’espère que les politiciens africains vont entendre ou qu’on leur transmettra mon message. Qu’on fasse une véritable évaluation de tout ce qui a été pillé en Afrique, en Amérique du Sud (l’or des Incas) : des milliards de dollars. Tout ça a été pillé et c’est avec ça que se sont enrichis le Vatican mais aussi les Etats- Unis, l’Angleterre, tous les pays…

Et ils osent venir vous voir et dire que vous leur devez de l’argent. C’est faux ! Ce sont des mensonges, tout comme dieu, l’âme et tout le reste.

Et nous Raéliens, nous sommes là pour rétablir cette vérité, pour amener cette véritable révolution. L’annulation de la dette, tant qu’il y a des annulations de dettes, il ne faut pas leur dire merci. Il faut leur dire : « oh, oh, oh, maintenant, vous nous devez encore ça. Si quelqu’un doit annuler la dette, c’est nous, mais pas vous ». Et, peut-être, les Africains, par leur grandeur d’âme, par leur générosité, pourront un jour, annuler la dette des pays développés. Mais, ce n’est pas le contraire.

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