Se reapproprier les noms Kamites

Names Propos tenus à Accra (Ghana), décembre 2004

Avant que les colonisateurs n’arrivent, il y avait des guerres; mais elles étaient limitées. Dès qu’il y avait un victorieux, généralement au premier sang (il y a une tradition africaine du premier sang), normalement quand il y avait un guerrier qui mourait, toute la guerre s’arrêtait. Jamais, il n’y avait de génocide.

Dans l’histoire africaine, avant la colonisation, jamais un peuple n’exterminait un autre peuple. Maintenant, ça arrive à cause des frontières coloniales qui sont là et qui n’ont aucune signification, si ce n’est un monsieur brillant, Anglais et Français qui ont tiré des traits sur une carte et qui ont dit: « ici, là, ça va être et on va l’appeler la Côte d’Ivoire », un nom qui n’a rien à voir avec l’Afrique.

Les Ivoiriens sont fiers d’être Ivoiriens mais ce nom aussi, tout comme les noms des Indiens d’Amérique, devrait être rejeté.

Au Burkina Faso, vous l’avez fait, vous avez remplacé la Haute-Volta par le Burkina; c’est bien, ça veut dire quelque chose dans la langue des gens.

La Côte d’Ivoire, c’est les Blancs qui ont dit « c’est une côte où il y a beaucoup d’ivoire on va appeler ça la Côte d’Ivoire ». Il faut que les pays africains, également, retrouvent leur dignité en utilisant leur nom.

ANISHINABEK pour les Indiens d’Amérique. Burkina Faso ! Ça a dérangé tout le monde en Europe. Bien, très bien ! Dérangez, retrouvez des noms à vous.

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